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Le blogue des experts

Entretien d’un onduleur (UPS) sans interruption : ce qui se fait en ligne, ce qui demande le bypass et quand prévoir un arrêt

Pour l’essentiel, oui. L’inspection, les relevés, les mesures de batteries et la thermographie se font avec l’onduleur (UPS) en ligne et la charge protégée. Le nettoyage, le serrage et l’étalonnage à l’intérieur de l’UPS exigent un bypass de maintenance, qui garde la charge alimentée mais sur le réseau, sans protection, ou, sur un UPS unique sans bypass, un arrêt planifié.

Tout se joue dans la planification : savoir quelles tâches retirent la charge de l’UPS, combien de temps cela dure, et si la conception du site permet d’entretenir un UPS pendant qu’un autre prend la charge.

Peut-on entretenir un onduleur (UPS) sans tout arrêter ?

Entretien préventif d’UPS au Canada : les huit vérifications qu’on fait sur les onduleurs APC, Eaton, Vertiv et d’autres marques, ce que chacune vous apprend, et la différence entre l’entretien mineur et majeur.

Chapitres : 0:00 Introduction · 0:17 Pourquoi c’est important · 0:43 Vérification 1. Le plan · 1:17 Vérification 2. La salle · 1:32 Vérification 3. Le journal d’événements · 1:48 Vérification 4. Les batteries · 2:40 Vérification 5. Les pièces qui s’usent · 3:18 Vérification 6. Les tests · 3:44 Vérification 7. L’entretien majeur · 4:26 APC et Schneider Electric · 4:50 Eaton et Powerware · 5:12 Vertiv Liebert · 5:34 Vérification 8. Le rapport · 6:00 Récapitulatif : entretien mineur et entretien majeur · 6:45 Nos services

Chapitres et transcription

Introduction

Un onduleur garde vos équipements en marche lors d’une panne de courant, mais seulement s’il est bien entretenu. Voici ce que couvre une visite d’entretien : les huit vérifications qu’on fait sur les onduleurs APC, Eaton, Vertiv et d’autres marques.

Pourquoi c’est important

Pourquoi c’est important ? Dans un bureau gouvernemental, l’écran affichait plus de deux heures d’autonomie. Quand on a testé les batteries, six chaînes sur huit avaient échoué. Voici comment on détecte ça avant la panne. Le plan, la salle, le journal d’événements, les batteries, les pièces qui s’usent, les tests, l’entretien majeur annuel et le rapport.

Vérification 1. Le plan

La première vérification se fait avant d’arriver : le plan. On s’entend avec vous sur trois choses. Quand on peut travailler, si l’onduleur peut passer en bypass, et qui autorise les tests. En bypass, vos équipements sont alimentés directement par le réseau électrique, sans batterie derrière. Un hôpital de la région de Québec nous a demandé si la visite allait mettre son onduleur en bypass. Notre conseil : faire l’entretien en ligne, pour que les équipements restent protégés. La plus grande partie de la visite se fait comme ça.

Vérification 2. La salle

Deuxième vérification : la salle. On regarde la température, la circulation d’air et la poussière. La chaleur enlève des années de vie aux batteries. Dans ce même bureau, la chaleur s’accumulait dans une salle mal ventilée.

Vérification 3. Le journal d’événements

Troisième vérification : le journal d’événements. On y voit les pannes de courant récentes, chaque passage sur batterie ou en bypass, et les alarmes que personne n’a vues. Dans ce bureau, le journal montrait huit pannes en huit mois. Cet onduleur travaillait fort.

Vérification 4. Les batteries

Quatrième vérification : les batteries. Sur les APC, Eaton et Vertiv, c’est là qu’on trouve la plupart des problèmes. On cherche les boîtiers gonflés, l’acide aux évents et la corrosion sur les bornes. Ensuite, on mesure chaque bloc, un par un : sa tension et sa résistance interne. La résistance interne en dit plus long que la tension. Un bloc dont la résistance dépasse nettement celle de ses voisins est en train de lâcher, même si sa tension a l’air normale. L’autonomie affichée, c’est un calcul. L’onduleur ne mesure pas chaque bloc. Nous, oui. Dans ce bureau, six chaînes sur huit ont échoué au test. Il y avait de l’acide à la plupart des évents, et les batteries n’avaient que quatre ans. Les batteries standard durent de trois à cinq ans. Les batteries longue durée peuvent aller huit ans et plus, dans une salle fraîche.

Vérification 5. Les pièces qui s’usent

Cinquième vérification : les pièces qui s’usent. Les ventilateurs, les filtres à air et les condensateurs. Avant d’ouvrir une porte sur un onduleur en marche, on lit l’étiquette d’arc électrique et on s’équipe en conséquence. Un filtre encrassé fait chauffer l’onduleur, alors on le nettoie ou on le remplace. Pendant que l’onduleur alimente votre charge, panneaux ouverts et en équipement de protection complet, on passe les connexions à la caméra thermique. Une connexion desserrée ressort en point chaud bien avant de brûler. Plus l’onduleur est chargé, mieux ça paraît.

Vérification 6. Les tests

Sixième vérification : les tests. Si les batteries ont passé le test, et avec votre accord, on fait basculer l’onduleur sur batterie quelques instants. Ça montre qu’il prend la charge sans problème. Si les batteries ont échoué, on ne le fait pas. On ne joue pas avec vos équipements. Un test court ne prouve pas l’autonomie complète. Si vous avez besoin de ce chiffre-là, on planifie avec vous un test d’autonomie chronométré.

Vérification 7. L’entretien majeur

Septième vérification : l’entretien majeur. Tout ce qu’on a vu jusqu’ici, c’est l’entretien mineur, fait avec l’onduleur en ligne. La plupart des sites ont aussi besoin d’un entretien majeur chaque année. C’est le seul moment où vos équipements fonctionnent sans l’onduleur derrière eux, alors on choisit le moment avec vous. On transfère la charge sur le bypass de maintenance, puis on isole l’onduleur et ses batteries. On cadenasse, et on vérifie l’absence de tension avant de travailler à l’intérieur. Ensuite, on vérifie le serrage des connexions de puissance, on enlève la poussière et on change les filtres. Avant de remettre votre charge dessus, on fait passer l’onduleur par chaque mode de fonctionnement.

APC et Schneider Electric

Chaque marque a ses points faibles. Sur un APC Symmetra PX ou LX, les batteries sortent en modules. On peut les changer pendant que vos équipements restent alimentés. Schneider Electric a cessé le service des APC Galaxy 3500 en 2023. On continue de les entretenir, et on vous aide à planifier le remplacement avant que les pièces deviennent difficiles à trouver.

Eaton et Powerware

Les Eaton 9155, 9355 et 93PM ont souvent leurs batteries dans des armoires séparées, en plusieurs chaînes. On teste chaque chaîne séparément. Sur les anciens Eaton et Powerware, les condensateurs et les ventilateurs s’usent avec les années. On les remplace selon un calendrier, avant qu’ils lâchent.

Vertiv Liebert

Un hôpital peut avoir tout un parc d’onduleurs Liebert GXT. On les teste tous, puis on planifie les remplacements selon l’âge et les résultats. Sur les triphasés comme le Liebert EXM, ce sont les huit vérifications au complet. Mitsubishi, Toshiba, Tripp Lite : on les entretient tous, et vous recevez le même rapport.

Vérification 8. Le rapport

Huitième vérification : le rapport. Vous l’avez par écrit. Vous y trouvez tous les relevés, les photos et les images thermiques, et une cote verte, jaune ou rouge pour chaque appareil. Puis une courte liste de ce qu’il faut faire, en commençant par le plus urgent. Pour ce bureau, les batteries sont sorties en rouge : à remplacer tout de suite. Et comme l’onduleur avait 17 ans, on leur a conseillé de planifier son remplacement.

Récapitulatif : entretien mineur et entretien majeur

En résumé, voici ce que comprend chaque visite. L’entretien mineur se fait avec l’onduleur en ligne. On vérifie la salle, le journal, les relevés et chaque bloc de batterie. Puis les pièces qui s’usent, un balayage thermique et un test court si les batteries passent. L’entretien majeur ajoute une période planifiée en bypass. L’onduleur et ses batteries sont isolés et cadenassés, on vérifie le serrage, on nettoie l’intérieur, et on teste chaque mode de fonctionnement. Les deux se terminent par un rapport écrit. Si vos batteries ont quatre ans ou plus et que personne ne les a testées, faites-les tester avant la prochaine panne.

Conclusion

GDF Technologies fait ces visites partout au Canada. On vous offre du soutien quand vous en avez besoin, et quand quelque chose lâche, on est là de jour comme de nuit. On offre aussi des garanties prolongées sur les pièces et la main-d’œuvre. Et quand vient le temps d’un nouvel onduleur, on s’occupe avec vous des services-conseils et de l’ingénierie. De la configuration jusqu’à la livraison et à l’installation. Appelez-nous ou demandez une soumission sur gdftech.com. Vous aurez une réponse dans les quatre heures ouvrables.

En ligne, bypass interne, bypass de maintenance ou arrêt

Pendant une visite d’entretien, un UPS peut se trouver dans quatre états. Pour la charge, une seule question compte : l’étage onduleur et les batteries sont-ils toujours entre elle et le réseau?

Où se trouve la charge pendant l’entretien
ÉtatCe qui alimente la chargeSi le réseau tombeUtilisé pour
En ligne (fonctionnement normal)L’étage onduleur de l’UPSLes batteries prennent la chargeInspection, relevés, tests de batteries, thermographie, autotest
Bypass interne (statique)Le réseau, par le commutateur de bypass de l’UPSLa charge n’est pas protégéeLa réaction de l’UPS à la plupart des défauts internes; le remplacement des batteries sur certains châssis modulaires
Bypass de maintenance (intégré ou externe)Le réseau, par un chemin manuel qui contourne l’UPSLa charge n’est pas protégéeLes travaux à l’intérieur de l’UPS : nettoyage, serrage, étalonnage, remplacement de pièces
ArrêtRien : la charge est éteinteSans objetUn redémarrage à froid après un défaut, la décontamination de l’installation

Les petits UPS n’ont souvent aucun bypass interne. Schneider Electric précise que les systèmes au-delà des puissances monophasées, soit environ 20 kW, ont un commutateur de bypass statique interne. Le bypass de maintenance peut être intégré à l’UPS ou installé dans un panneau mural distinct. Dans la conception que décrit Schneider, il est alimenté par le même panneau que l’UPS, se raccorde à son panneau de sortie et ne peut se fermer que lorsque l’UPS est déjà en bypass statique, ce qui permet au technicien d’y transférer la charge sans interruption. Chaque chemin de bypass et ses alarmes sont expliqués dans notre guide sur le bypass d’un UPS.

Ce qui se fait avec l’UPS en ligne

Une visite d’entretien mineur se fait entièrement en fonctionnement normal, tout comme la première partie d’une visite majeure. Pendant que la charge reste protégée par l’UPS, nos techniciens vérifient :

  • la salle : température, poussière, fuites et ventilation, ainsi que l’accès, les dégagements et les dangers électriques;
  • l’afficheur et le journal d’événements : pannes du réseau, transferts, défauts et dernier autotest;
  • la tension et la fréquence d’entrée et de sortie par phase, le courant, la charge en pourcentage et en kW, et l’équilibre des phases, mesurés puis comparés à l’afficheur;
  • les ventilateurs, les filtres, les connecteurs, le câblage de commande et les condensateurs, pour repérer tout gonflement ou toute fuite;
  • les batteries : gonflement, acide aux évents et corrosion, puis la tension d’entretien (floating) de la chaîne, la tension et la résistance interne de chaque bloc, et la température des batteries;
  • une thermographie des modules, des connexions, des disjoncteurs et des PDU sous charge;
  • avec votre accord, un autotest ou un test de transfert sur batteries, en notant l’autonomie et si elle se maintient.

L’ordre compte. La thermographie se fait avec la charge appliquée : elle passe donc avant toute étape qui met l’UPS en bypass. Chaque visite d’entretien se termine par un rapport écrit : les relevés par appareil, des photos et des images thermiques, un statut vert, jaune ou rouge, des recommandations numérotées, et l’état de l’UPS, en ligne et fonctionnel ou non, au départ du technicien.

Pourquoi le bypass n’est pas un mode sécuritaire

Demander un entretien « en bypass » semble prudent. C’est l’inverse. En bypass, la charge est alimentée directement par le réseau, sans batterie derrière elle et sans conditionnement de l’alimentation : une panne de courant pendant les travaux atteint les équipements. C’est pourquoi nos rapports énoncent la règle clairement : l’entretien en bypass laisse la charge sans protection, l’entretien en ligne est donc à privilégier pour les charges critiques.

Schneider Electric chiffre ce risque pour une conception à un seul UPS : l’entretien de l’UPS, de ses batteries ou des équipements en aval expose la charge à une alimentation non protégée au moins une fois par année, habituellement pendant 2 à 4 heures.

Exemple sur le terrain. Un hôpital nous a demandé si sa visite annuelle se ferait en bypass, parce que son UPS, un appareil triphasé de 15 kVA, alimente des services critiques de santé publique. Nous avons conseillé de travailler en ligne, parce qu’en bypass la charge n’est pas protégée. Tous les résultats étaient au vert : autotest réussi, 178 minutes d’autonomie affichées à 15 % de charge, et une salle à 21 °C.

Le bypass a aussi un rôle protecteur. Dans la plupart des défaillances internes, l’UPS protège la charge en la transférant sur son bypass interne plutôt que de la laisser tomber. Un UPS trouvé en bypass signale donc un problème; le guide sur le bypass explique comment l’interpréter.

Les travaux qui exigent le bypass de maintenance ou un arrêt

Une visite d’entretien majeur ajoute les travaux impossibles sur une section de puissance sous tension. L’UPS est transféré sur le bypass de maintenance, arrêté, cadenassé et vérifié hors tension. Ensuite :

  • chaque écrou, boulon, vis et connecteur est vérifié pour le serrage et la décoloration, et les bornes sont resserrées au couple et inspectées;
  • l’intérieur est aspiré et nettoyé, et les filtres à air sont remplacés.

L’UPS est ensuite redémarré pendant que la charge reste sur le bypass de maintenance, pour que :

  • le redresseur, l’étage onduleur, le commutateur statique et les circuits logiques soient étalonnés et vérifiés;
  • chaque mode de fonctionnement soit vérifié, ainsi que la charge et la décharge des batteries.

La charge ne revient sur l’UPS qu’après ces vérifications.

D’autres travaux demandent le même genre de fenêtre :

  • Les consommables en fin de vie. Les filtres à air, les fusibles et les ventilateurs sont remplacés quand ils sont usés. Sur un site éloigné, les ventilateurs usés des modules de puissance ont été prévus pour le prochain arrêt.
  • Les réparations après une défaillance. Après la défaillance d’un condensateur sur un ancien châssis de la classe 300 kVA, les 90 condensateurs ont été remplacés pendant que la charge restait sur le bypass de maintenance externe, sans protection.
  • Le remplacement des batteries, selon la conception. Sur un châssis modulaire, nous avons transféré l’UPS sur son bypass interne, installé 16 nouvelles unités de batteries et remis l’UPS en ligne sans faire tomber la charge. Sur un parc d’appareils monophasés, des blocs de batteries empilés sous ou sur d’autres équipements pouvaient rendre un arrêt nécessaire : nous avons recommandé une tablette par UPS.
  • La décontamination. Le nettoyage d’une installation poussiéreuse s’est fait pendant un arrêt planifié avec l’électricien du site : cadenassage, confinement en plastique à l’avant et à l’arrière, filtration HEPA et EPI.
  • Le redémarrage après un défaut. Quand un UPS est tombé en défaut et que la charge fonctionne depuis sur le bypass statique, le redémarrage à froid se planifie dans une fenêtre d’arrêt complet, suivi du diagnostic de l’étage onduleur.

Tâche par tâche : en ligne ou non

Quelles tâches d’entretien se font avec l’UPS en ligne
TâcheAvec l’UPS en ligneExige le bypass de maintenance ou un arrêt
Vérification de la salle, de l’accès et des dangersOuiNon
Lecture de l’afficheur et du journal d’événementsOuiNon
Relevés de tension, fréquence, courant, charge et équilibreOuiNon
Inspection des batteries, tension d’entretien, tension et résistance interne des blocsOuiNon
Thermographie des modules, connexions, disjoncteurs et PDUOui, charge appliquéeNon
Autotest ou test de transfert sur batteriesOui, avec votre accordNon
Serrage au couple et inspection des bornesNonOui
Aspiration et nettoyage intérieurs, remplacement des filtres à airNonOui
Étalonnage du redresseur, de l’étage onduleur, du commutateur statique et de la logiqueNonOui
Vérification de chaque mode de fonctionnementNonOui, transferts sur batteries et en bypass
Remplacement de ventilateursEn N+1, un module à la foisSur un UPS à module unique, oui
Remplacement de condensateurs après une défaillanceNonOui
Remplacement des batteriesSur certains châssis modulaires, par le bypass interneSi les blocs ne sont pas accessibles en sécurité, un arrêt
DécontaminationNonArrêt planifié avec confinement

Comment se planifie la fenêtre d’entretien

Quand une partie de la visite exige le bypass, la fenêtre est convenue avant l’arrivée du technicien :

  1. Décider avec le client quelles tâches se font en ligne et lesquelles exigent le bypass de maintenance, quelles charges sont critiques, et qui approuve chaque test.
  2. Prévenir la personne qui surveille les alarmes, ou suspendre la surveillance, pour qu’un transfert planifié ne déclenche pas d’intervention.
  3. Placer la partie en bypass hors des heures normales d’affaires quand la charge ne peut pas accepter le risque le jour. Notre service de base couvre les heures normales d’affaires (5×8), avec une option 7×24 pour les visites hors heures.
  4. Vérifier la génératrice. Notre gabarit de rapport 2026 indique si le site a une génératrice automatique, manuelle ou aucune, et si elle est testée; nos rapports ont déjà relevé des génératrices à démarrage automatique sans programme d’essais.
  5. Transférer dans l’ordre : l’UPS en bypass statique, puis la fermeture du bypass de maintenance, puis l’isolement de l’UPS. Le retour se fait à l’inverse et se termine quand l’UPS est confirmé en ligne, sans alarme active.

Conceptions redondantes : entretenir un UPS pendant qu’un autre prend la charge

La part de la visite qui reste sur une alimentation protégée dépend de la conception. Le livre blanc 75 de Schneider Electric compare les cinq configurations courantes :

Peut-on travailler à l’intérieur d’un UPS sans retirer la protection de la charge?
ConceptionPendant l’entretien
Capacité (N)Non. L’entretien de l’UPS, de ses batteries ou des équipements en aval expose la charge à une alimentation non protégée, habituellement au moins une fois par année, pendant 2 à 4 heures chaque fois.
Redondance isoléeChaque module peut être entretenu en transférant la charge sur l’autre; le système entier doit tout de même être arrêté 2 à 4 heures par année pour l’entretien à l’échelle du système.
Redondance parallèle (N+1)Un module peut être retiré du bus et réparé sans raccorder la charge directement au réseau. Des travaux qui dépassent un seul module ou ses batteries peuvent encore exposer la charge.
Redondance distribuéeEntretien simultané de tous les composants, si toutes les charges ont une double alimentation.
Système plus système (2N, 2N+1)Les modules UPS, l’appareillage et la distribution s’entretiennent sans transférer la charge en bypass. En 2(N+1), la redondance UPS demeure même pendant l’entretien.

C’est pourquoi notre gabarit de rapport 2026 indique si le site a un bypass externe et quelle redondance il utilise (N+1, 2N). Sans bypass de maintenance, un travail à l’intérieur d’un UPS unique signifie un arrêt; avec un bypass, il signifie une fenêtre planifiée. Si vous remplacez l’UPS de toute façon, un bypass de maintenance externe permet d’installer le nouvel appareil sans arrêt.

Ouvrir un UPS en marche en toute sécurité

L’entretien en ligne veut dire qu’un technicien travaille près de pièces sous tension, ce qu’encadre la norme CSA Z462 sur la sécurité électrique au travail. Selon un résumé de la norme publié en 2021, la CSA Z462 exempte du permis de travail électrique sous tension les essais, le dépannage et la mesure de tension, ainsi que la thermographie et l’inspection visuelle qui ne franchissent pas la limite d’approche restreinte, à condition que la personne qualifiée applique les méthodes de travail sécuritaires et porte les EPI exigés par la norme.

Les travaux sur les batteries suivent une règle plus stricte dans nos procédures : le disjoncteur de batteries et les chaînes c.c. sont isolés avant de remplacer des batteries ou de travailler sur leurs connexions, et pendant qu’ils sont isolés l’UPS n’a aucune batterie derrière lui. Travailler en ligne est une question de méthode et d’EPI, pas une raison de couper la charge.

Reporter l’entretien pour éviter un arrêt

Vertiv a analysé ses propres dossiers de service : 185 millions d’heures de fonctionnement de plus de 5 000 UPS triphasés. Son modèle établit que le temps moyen entre défaillances (MTBF) des appareils qui reçoivent deux visites d’entretien préventif par année est 23 fois celui des appareils qui n’en reçoivent aucune. C’est l’estimation de Vertiv pour son propre parc installé, et elle confirme la conviction de longue date du secteur : plus de visites augmentent nettement la fiabilité. Le gain dépend du technicien : pour un technicien qui cause une défaillance toutes les 100 visites, le modèle de Vertiv ne montre d’amélioration que jusqu’à une visite par année. Pour les batteries, Vertiv ne rapporte aucune panne de système due à de mauvaises batteries lorsqu’elles étaient entretenues par des professionnels et surveillées à distance.

Nos propres rapports montrent ce que les visites détectent. Sur 150 rapports de service écrits de GDF, des batteries en fin de vie ou au-delà apparaissent dans 35 % des cas, une salle trop chaude, mal ventilée ou contaminée dans 24 %, et des fuites d’acide, de la corrosion ou de la sulfatation dans 23 %.

La NFPA 70B, la norme américaine sur l’entretien des équipements électriques, est passée en 2023 des recommandations à un langage obligatoire : un programme d’entretien électrique précis est exigé, avec des intervalles fixés selon l’état physique de l’équipement, sa criticité et son environnement d’exploitation.

Questions fréquentes

La charge est-elle protégée quand l’UPS est en bypass?

Non. En bypass interne ou de maintenance, la charge est alimentée par le réseau sans batterie derrière elle : une panne de courant pendant ce temps atteint les équipements. Pour les charges critiques, toute tâche qui le permet se fait en ligne.

L’entretien d’un UPS peut-il se faire le soir ou la fin de semaine?

Oui. Notre service de base couvre les heures normales d’affaires (5×8), et une option 7×24 couvre les visites hors heures pour la partie des travaux qui exige le bypass.

Combien de temps la charge reste-t-elle en bypass pendant l’entretien?

Seulement pendant la partie majeure de la visite. Pour une conception à un seul UPS, Schneider Electric indique une exposition habituelle de 2 à 4 heures, au moins une fois par année. Dans un système N+1, un module peut être entretenu pendant que les autres prennent la charge.

Allez-vous simuler une panne de courant pendant l’entretien?

Seulement avec votre accord. L’autotest ou le test de transfert sur batteries fait passer la charge sur les batteries et montre si l’autonomie se maintient; le résultat est inscrit au rapport.

Peut-on remplacer les batteries d’un UPS sans arrêt?

Cela dépend de la conception. Sur un châssis modulaire, nous avons remplacé 16 unités de batteries par le bypass interne sans faire tomber la charge, qui était sans protection pendant le remplacement. Quand les blocs sont empilés sous ou sur d’autres équipements, un arrêt peut être nécessaire.

Y a-t-il un risque de perdre l’alimentation pendant l’entretien?

Un certain risque, oui. L’étude de Vertiv rappelle que chaque intervention de service introduit une possibilité d’erreur humaine, et pendant que l’UPS est en bypass, la charge n’a aucune batterie derrière elle. C’est pourquoi les transferts sont planifiés, approuvés par vous et limités à la partie de la visite qui les exige.

À quelle fréquence faut-il entretenir un UPS?

Schneider Electric indique que l’entretien a habituellement lieu au moins une fois par année. Aux États-Unis, la NFPA 70B fixe l’intervalle selon l’état de l’équipement, sa criticité et son environnement plutôt qu’un seul chiffre pour tous les sites. Nos contrats précisent le nombre de visites mineures et majeures par année pour chaque appareil.

Planifier l’entretien de votre UPS sans faire tomber la charge

Envoyez-nous le modèle de l’UPS, sa puissance et la présence d’un bypass externe ou d’un module redondant : nous vous dirons quelles parties de la visite se font en ligne et si une fenêtre en bypass est nécessaire. Consultez notre service d’entretien préventif d’UPS et la façon dont un contrat d’entretien fixe les visites mineures et majeures par année, écrivez à GDF Technologies ou appelez au 514-252-8324.

À lire aussi : remplacer les modules de batteries d’un Symmetra PX sans arrêt imprévu et quand remplacer les batteries de votre UPS.

Rédigé par Christian Barkley, directeur, GDF Technologies.

Sources

  1. GDF Technologies, rapports de service écrits, gabarit de rapport 2026, procédures d’entretien et ententes de service, 2016 à 2026 (150 rapports écrits; cas décrits sans client, site ni date).
  2. Schneider Electric, White Paper 75, Comparing UPS System Design Configurations, Rev 4, K. McCarthy et V. Avelar. Chemins de bypass, bypass de maintenance, exposition pendant l’entretien, conceptions N, redondance isolée, N+1, redondance distribuée et système plus système.
  3. Vertiv, The effect of regular, skilled preventive maintenance and remote monitoring on critical power system reliability. Modèle du temps moyen entre défaillances (MTBF) selon le nombre de visites; pannes dues aux batteries avec entretien et surveillance.
  4. D. Colombo, A New Standard for Electrical Equipment Maintenance, EC&M, 10 octobre 2023. NFPA 70B (2023) : langage obligatoire, programme d’entretien électrique, intervalles selon l’état.
  5. T. Becker, Energized Electrical Work Permit YES or NO?, Electrical Industry News Week, 11 novembre 2021. Exemptions de permis de la CSA Z462 pour les essais, les mesures et la thermographie.
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