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Onduleur ou UPS : quelle est la différence ?

Quelle est la différence entre un onduleur et un UPS ? En électronique, un onduleur est le circuit qui convertit le courant continu (CC) des batteries en courant alternatif (CA). Un UPS (en français : ASI, alimentation sans interruption) est le système complet de protection qui contient cet onduleur, des batteries et un chargeur, et qui alimente sans coupure les équipements critiques lors d’une panne ou d’une perturbation électrique. Dans l’usage courant au Québec, le mot « onduleur » désigne souvent l’UPS complet. GDF Technologies assure l’entretien, le dépannage et le remplacement de batteries des UPS / ASI partout au Canada, en tant que prestataire multimarque, pour les marques APC, Eaton, Vertiv / Liebert, Tripp Lite et Mitsubishi.

Guide technique, GDF Technologies

Onduleur vs UPS :
quelle est la vraie différence?

Au Québec, « onduleur » désigne souvent l’ASI complète. Techniquement, l’onduleur n’est qu’un étage de l’ASI. Ce guide explique la différence, ce que fait chaque appareil pendant une panne et comment choisir.

Portée

Termes, portée et hypothèses

Ce guide s’adresse aux gestionnaires d’immeubles, aux responsables TI et aux acheteurs qui doivent savoir si l’appareil appelé « onduleur » sur une soumission gardera réellement leurs équipements alimentés pendant une panne. Il répond à trois questions, dans l’ordre : ce que chaque mot désigne, ce que fait chaque appareil pendant une coupure, et comment choisir le bon pour une charge donnée.

Limites du sujet. Le guide couvre les ASI statiques (électroniques) pour charges monophasées et triphasées, les onduleurs CC-CA autonomes et les onduleurs solaires raccordés au réseau tels qu’on les installe dans les bâtiments au Canada. Les ASI rotatives, les alimentations CC de télécommunication et les génératrices ne sont abordées que lorsqu’elles changent la décision.

Hypothèses. Les comportements de transfert et les classes citées proviennent des classes de performance de la norme CEI 62040-3, telles que résumées par le livre blanc no 1 de Schneider Electric [3][4]. Les données de batterie sont celles publiées par les fabricants [7][8]. Lorsqu’une valeur dépend d’un modèle précis, c’est la fiche technique de ce modèle qui fait foi; ce guide ne la remplace pas.

Tableau 1. Les mots employés dans ce guide et ce qu’ils désignent
TermeCe qu’il désigneSource
Onduleur (sens technique)Appareil qui transforme un courant continu (CC) en courant alternatif (CA). Il ne stocke aucune énergie par lui-même.[1][3]
RedresseurAppareil qui transforme le CA en CC. Dans une ASI, il alimente aussi le chargeur de batterie.[3]
ASI ou UPS (alimentation sans interruption)Équipement qui combine généralement un redresseur, une batterie de secours et un onduleur afin de continuer d’alimenter une charge lorsque la tension du réseau fait défaut.[2][3]
Onduleur (usage courant)Au Québec comme en France, le mot désigne aussi l’ASI complète. C’est pourquoi on cherche « onduleur » quand on veut un UPS.[1][2]
Dérivation statique (bypass statique)Commutateur électronique interne qui relie la charge directement à l’alimentation d’entrée, sans passer par les étages de conversion.[3]
Temps de transfertInterruption que subit la charge lorsque l’ASI change de mode, par exemple du réseau à la batterie.[3][4]
Architecture

Comment une ASI est construite : l’onduleur n’en est qu’un étage

Toute ASI statique contient un onduleur, mais un onduleur seul n’est pas une ASI. La différence tient à tout ce qui l’entoure. Le document de référence de Schneider Electric sur les types d’ASI définit l’onduleur comme un appareil électronique qui convertit une tension continue en tension alternative, puis montre comment le redresseur, la batterie, le commutateur de transfert ou la dérivation statique et la logique de commande s’organisent autour de lui dans chaque conception [3]. La banque de terminologie de l’Office québécois de la langue française dit la même chose du côté linguistique : l’onduleur transforme le courant continu en courant alternatif, et l’alimentation sans interruption combine un redresseur, une batterie de secours et un onduleur [1][2].

C’est cet assemblage qui donne à une ASI ses deux propriétés essentielles :

  • De l’énergie stockée sur place. La batterie (ou, sur certains systèmes, un volant d’inertie ou des supercondensateurs) porte la charge pendant quelques minutes. Selon Eaton, la batterie interne typique d’une ASI fournit de 5 à 15 minutes d’autonomie, et des modules ou armoires de batteries externes peuvent la porter à plusieurs heures à pleine charge [7].
  • Une continuité automatique et quasi instantanée. Quand l’entrée tombe, l’ASI maintient la sortie sans intervention. Le « quasi » dépend de la conception, comme le montre la section suivante.

Un onduleur autonome n’a ni l’une ni l’autre de ces propriétés. Branché sur une batterie, il produit du CA tant que la batterie tient, mais autre chose doit la recharger et décider du moment où la charge bascule. L’onduleur solaire raccordé au réseau est un cas encore différent : il est conçu pour s’arrêter quand le réseau s’arrête.

Place de l’onduleur dans une ASI comparée à un onduleur solaire raccordé au réseau En haut : une ASI à double conversion avec entrée du réseau, redresseur et chargeur, bus CC avec batterie, onduleur et charge, et une dérivation statique. En bas : des panneaux solaires alimentent un onduleur raccordé au panneau électrique et au réseau; lorsque le réseau tombe, l’onduleur s’arrête en moins de 2 secondes et la charge perd l’alimentation. A. ASI à double conversion : l’onduleur est un étage du système Réseau CAentrée RedresseurCA vers CC + chargeur Bus CCénergie stockée Batterie OnduleurCC vers CA Charge critiquereste alimentée Dérivation statique (surcharge, défaut ou entretien) B. Onduleur solaire raccordé au réseau : conçu pour s’arrêter avec le réseau Panneauxsolaires, CC OnduleurCC vers CA Panneau électriqueet charges Réseauen panne Réseau perdu : arrêt de l’onduleur en moins de 2 s; attend plus de 5 min après le retour du réseau (essai Hydro-Québec) Schémas simplifiés, pas des schémas de câblage. Un onduleur hybride avec sortie de secours est un autre produit.
Figure 1. Un même mot, deux rôles. Dans une ASI (A), l’onduleur est alimenté par un bus CC que la batterie maintient sous tension : la charge ne remarque pas la panne. Un onduleur solaire raccordé au réseau (B) doit se déconnecter en moins de 2 secondes après la perte du réseau et attendre plus de 5 minutes après le retour du réseau avant de redémarrer, selon les critères de vérification qu’applique Hydro-Québec en vertu de sa norme E.12-07 [6]. Schéma réalisé par GDF Technologies d’après [3] et [6].
Familles d’ASI

Les trois conceptions d’ASI et ce qu’en dit la norme CEI 62040-3

« UPS » ne désigne pas un niveau de protection unique. La norme internationale CEI 62040-3, qui sert à spécifier la performance des ASI, classe chaque ASI statique selon trois caractéristiques [4]. Le livre blanc no 1 de Schneider Electric les explique simplement [3] :

  • Dépendance à l’entrée. VFD : la tension et la fréquence de sortie suivent celles de l’entrée. VI : l’ASI régule la tension, mais pas la fréquence. VFI : la sortie est indépendante des deux.
  • Forme d’onde de sortie en mode normal et sur batterie : S pour une sinusoïde à faible distorsion, X pour une distorsion moyenne, Y pour une onde non sinusoïdale (en escalier ou carrée).
  • Performance dynamique lors d’un changement de mode : classe 1, aucune interruption; classe 2, jusqu’à 1 ms; classe 3, jusqu’à 10 ms.

Prises ensemble, ces classes montrent pourquoi l’étiquette « UPS » ne suffit pas à savoir si votre charge passera la panne sans broncher.

Tableau 2. Les trois conceptions d’ASI courantes, classées selon la CEI 62040-3 (résumé du livre blanc no 1 de Schneider Electric, version 10, 2024)
ConceptionClasse CEI typiqueCe que voit la charge quand le réseau tombeUsage typique
Hors ligne (attente passive, « standby »)VFD-SY-33Près de 10 ms pour détecter la panne, basculer le commutateur et démarrer l’onduleur; l’onde sur batterie est souvent en escalier ou carrée.Ordinateurs de bureau individuels; plage typique de 0,2 à 2 kVA.
Interactive (« line-interactive »)VI-SS-31Près de 10 ms de transfert; un régulateur automatique de tension (AVR) à prises corrige les sous-tensions et surtensions prolongées en mode normal, mais la fréquence n’est pas régulée.Petits groupes de charges importantes; conception dominante entre 0,5 et 5 kVA.
Double conversion en ligneVFI-SS-11Aucune interruption : la charge est toujours alimentée par l’onduleur, donc aucun commutateur n’agit quand l’entrée tombe (0 ms).Conception la plus répandue au-delà de 10 kVA; serveurs, avec leur stockage et leur équipement réseau.

Les fiches techniques plus anciennes affichent souvent un troisième chiffre, par exemple VFI-SS-111 : les éditions antérieures de la CEI 62040-3 classaient aussi la réponse à un échelon de charge non linéaire, un essai de type que l’édition 2021 a retiré [4]. Les deux premiers chiffres gardent le même sens.

Deux détails comptent en pratique. D’abord, une ASI à double conversion qui fonctionne en mode haut rendement ou « éco » (dérivation) se comporte comme une unité VFD pendant ce mode, avec un transfert de près de 10 ms, sauf si le fabricant garde l’onduleur en marche dans ce que Schneider appelle le mode de dérivation avec correction du facteur de puissance, qui rétablit le transfert à 0 ms tout en restant dans la classe VFD (VFD-SS-11) [3]. Ensuite, presque toutes les ASI de 2 kVA et plus produisent une sinusoïde sur batterie, alors que bien des appareils grand public de moins de 2 kVA n’en produisent pas [3]. Vérifiez la classe de forme d’onde sur la fiche technique avant d’acheter un petit appareil pour autre chose qu’un ordinateur de bureau.

Pour comparer en détail les deux conceptions entre lesquelles les acheteurs hésitent le plus, consultez notre guide double conversion ou ASI interactive et notre page sur l’onduleur à double conversion en ligne.

Solaire et résidentiel

Onduleur solaire et onduleur résidentiel : que se passe-t-il pendant une panne?

Beaucoup de recherches « onduleur ou UPS » viennent de gens qui possèdent déjà un onduleur, souvent sur une installation solaire, et qui veulent savoir s’il gardera leurs équipements en marche pendant une panne. La réponse dépend du type d’onduleur.

L’onduleur solaire raccordé au réseau s’éteint avec le réseau. C’est une exigence de sécurité, pas un défaut : un onduleur qui continuerait d’injecter dans un réseau hors tension pourrait remettre sous tension des lignes que les monteurs d’Hydro-Québec croient coupées. Le rapport de vérification des onduleurs de faible puissance visés par la norme E.12-07 d’Hydro-Québec juge un onduleur conforme seulement si son temps d’arrêt est toujours inférieur à 2 secondes et son temps de remise en marche toujours supérieur à 5 minutes (plus ou moins 5 secondes) [6]. Le même formulaire fait aussi confirmer par le maître électricien la présence d’un point de sectionnement cadenassable entre l’onduleur et le panneau de distribution, en renvoyant à la section 84 du Code de construction du Québec, chapitre V, Électricité [6]. Un bâtiment muni seulement de panneaux solaires raccordés au réseau perd donc l’alimentation exactement comme un bâtiment qui n’en a pas.

L’onduleur résidentiel à batterie est une ASI hors ligne sous un autre nom. Les ensembles onduleur et batterie vendus pour la maison dans certains marchés utilisent les mêmes blocs que la conception hors ligne du tableau 2 : un chargeur, une batterie, un onduleur et un commutateur de transfert. Traitez-les comme une ASI hors ligne : trouvez le temps de transfert et la forme d’onde sur la fiche technique, et ne présumez pas qu’ils protègent des charges informatiques sensibles.

L’onduleur hybride avec sortie de secours est un troisième produit. Certains peuvent alimenter un circuit protégé à partir d’une batterie quand le réseau tombe. La rapidité de ce basculement est une question de fiche technique : cherchez un temps de transfert chiffré en millisecondes, pas seulement les mots « secours » ou « fonction UPS ».

Tableau 3. Ce que fait chaque appareil pendant une panne du réseau
AppareilStocke de l’énergie?Comportement quand le réseau tombeConvient aux charges TI ou de procédé?
Onduleur solaire raccordé au réseauNonSe déconnecte en moins de 2 s; attend plus de 5 min après le retour du réseau [6]Non
Onduleur autonome sur batterieSeulement par la batterieFonctionne tant que la batterie tient; autre chose doit la recharger et décider du basculementSeulement dans un système conçu à cette fin
Onduleur résidentiel en ensembleOuiSe comporte comme une ASI hors ligne : une interruption au basculement, puis la batterieVérifier le temps de transfert et la forme d’onde
ASI interactiveOuiPrès de 10 ms de transfert; tension régulée, fréquence non [3]Oui, pour les petites charges TI et réseau
ASI à double conversion en ligneOuiAucune interruption en mode en ligne [3]Oui, la référence pour les charges critiques
Méthode

Comment choisir : une méthode en cinq questions

La méthode qui suit vaut autant pour un poste de travail que pour une salle de serveurs. Répondez dans l’ordre; chaque réponse oriente la suivante.

  1. La charge doit-elle continuer de fonctionner pendant la panne, ou seulement s’arrêter proprement? Un arrêt propre demande quelques minutes d’autonomie et un signal d’arrêt (USB, carte réseau ou logiciel). Un fonctionnement continu demande assez d’autonomie pour atteindre le démarrage d’une génératrice ou la fin de la panne.
  2. Quelle interruption la charge tolère-t-elle? Si vous ne le savez pas, présumez qu’elle n’en tolère aucune : cela mène à une ASI VFI (double conversion). Une charge dont le fabricant confirme qu’elle passe une courte interruption peut utiliser une ASI interactive, qui transfère en près de 10 ms [3].
  3. La qualité de l’alimentation est-elle bonne? Des creux et surtensions fréquents justifient au moins une ASI interactive avec AVR. Les sites alimentés par génératrice, où la fréquence peut dériver, justifient la double conversion, qui régule la fréquence autant que la tension [3].
  4. Quelle puissance et quelle autonomie? Additionnez la puissance réelle en watts, pas seulement en VA, de tout ce qu’il faut protéger, puis tirez l’autonomie du tableau de batterie du modèle envisagé. Notre calculateur d’autonomie d’onduleur donne une première estimation.
  5. Monophasé ou triphasé? La double conversion est la conception la plus répandue au-delà de 10 kVA [3], et les gros systèmes sont souvent triphasés. Notre guide ASI monophasée ou triphasée explique le point de bascule.
Arbre de décision : onduleur, ASI interactive ou ASI à double conversion Départ : la charge doit-elle continuer de fonctionner, ou au moins s’arrêter proprement, pendant une panne du réseau? Non, elle peut simplement s’éteindre, mène à un simple parasurtenseur. Oui mène à : la charge tolère-t-elle près de 10 millisecondes d’interruption et une fréquence non régulée? Oui mène à une ASI interactive. Non ou inconnu mène à une ASI à double conversion en ligne. Les deux branches demandent ensuite s’il faut plus d’autonomie que la batterie interne, ce qui mène à des armoires de batteries externes ou à une génératrice derrière l’ASI. La charge doit-elle continuer de fonctionner, ou au moins s’arrêter proprement, en panne? Non, elle peut s’éteindre : parasurtenseur seulement Oui : tolère-t-elle près de 10 ms d’interruption et une fréquence non régulée? Oui : ASI interactive VI-SS-31, AVR, près de 10 ms postes de bureau, petit matériel réseau Non ou inconnu : ASI double conversion VFI-SS-11, 0 ms en mode en ligne serveurs, stockage, médical, procédé Besoin de plus d’autonomie que la batterie interne? Ajoutez des armoires de batteries ou une génératrice derrière l’ASI
Figure 2. Arbre de décision entre aucune ASI, une ASI interactive et une ASI à double conversion. L’onduleur seul n’y figure jamais comme réponse : il n’apporte ni énergie stockée ni transfert automatique. Classes et temps de transfert selon la CEI 62040-3, résumés dans [3]; schéma de GDF Technologies.
Batterie et autonomie

Autonomie et batterie : ce que le mot « UPS » ne promet pas

Une ASI fait gagner du temps; elle n’en crée pas. Eaton situe une batterie d’ASI typique entre 5 et 15 minutes d’autonomie et précise que des modules ou armoires de batteries externes peuvent la porter à plusieurs heures à pleine charge [7]. C’est assez pour passer une courte coupure, démarrer une génératrice et basculer dessus, ou arrêter proprement des serveurs. Ce n’est pas assez pour faire fonctionner un bureau pendant une longue panne de verglas sans génératrice.

La batterie est aussi la pièce qui s’use. APC indique que la plupart de ses batteries VRLA durent de trois à cinq ans, recommande de les remplacer avant environ cinq ans et donne la règle suivante : chaque hausse de 8 °C (15 °F) de la température réduit de moitié la durée de vie de la batterie, la plage optimale étant de 20 à 25 °C [8]. Une batterie prévue pour quatre ans à 25 °C dure environ deux ans à 33 °C [8]. Une ASI installée dans une salle électrique chaude ou une armoire fermée exige donc un remplacement de batteries bien plus tôt que ne le laisse croire la brochure.

Tableau 4. Les données de batterie qui changent la décision entre onduleur et ASI
ÉlémentValeur publiéeSource
Autonomie typique d’une batterie d’ASI5 à 15 minutesEaton [7]
Autonomie avec modules ou armoires de batteries externesJusqu’à plusieurs heures à pleine chargeEaton [7]
Durée de vie prévue d’une batterie VRLA APC3 à 5 ans; remplacer avant environ 5 ansFAQ APC [8]
Température optimale de la batterie20 à 25 °CFAQ APC [8]
Effet de la chaleurDurée de vie réduite de moitié par hausse de 8 °CFAQ APC [8]

Si vous hésitez sur la chimie de batterie d’un nouveau système, notre comparaison batteries VRLA ou lithium-ion pour onduleur expose les compromis. Pour une batterie qui vieillit déjà, lisez pourquoi la batterie est la pièce critique d’un onduleur et voyez notre service de remplacement de batteries d’onduleur.

Contexte canadien

Réalités canadiennes : certification, réseau, génératrices et vocabulaire

  • Certification. La norme de sécurité des ASI utilisée au Canada est la CSA C22.2 no 107.3, harmonisée avec l’UL 1778 et publiée comme Norme nationale du Canada. Elle vise les ASI mobiles, stationnaires, fixes et encastrées pour les réseaux de distribution jusqu’à 600 V c.a. [5]. Cherchez une marque de certification reconnue sur la plaque signalétique, surtout pour les appareils importés ou achetés hors des circuits habituels.
  • Raccordement solaire au Québec. L’autoproduction par onduleurs sur le réseau basse tension d’Hydro-Québec relève de sa norme E.12-07, et le comportement d’arrêt et de remise en marche de l’onduleur est vérifié par un maître électricien [6]. Si l’objectif est l’alimentation de secours, prévoyez une ASI ou un système de batteries conçu pour cela; ne comptez pas sur l’onduleur solaire.
  • Génératrices. Un site muni d’une génératrice de secours a besoin d’une ASI qui tolère les variations de fréquence de la génératrice sans basculer sans cesse sur batterie ou en dérivation. La double conversion régule la fréquence [3]; l’ASI interactive, non. Notre article sur le bypass d’un UPS, quand c’est normal et quand c’est critique décrit les symptômes.
  • Vocabulaire. Au Québec, soumissions, factures et manuels disent souvent « onduleur » là où l’anglais dit « UPS ». Dans un achat, les deux mots désignent le même appareil; le sens technique d’« onduleur » reste l’étage de conversion [1][2]. Quand une soumission solaire mentionne un « onduleur », il s’agit d’un convertisseur, pas d’une ASI.
Limites et sécurité

Modes de défaillance et limites de sécurité

Connaître la différence entre un onduleur et une ASI, c’est aussi savoir comment chacun tombe en défaut.

  • La dérivation n’est pas une protection. Quand une ASI passe en dérivation statique à cause d’une surcharge ou d’un défaut interne, la charge est alimentée directement par l’entrée. Si le réseau tombe pendant ce temps, la charge tombe aussi.
  • Les modes éco changent la classe. Une ASI à double conversion en mode de dérivation haut rendement est classée VFD pendant ce mode, avec un transfert de près de 10 ms en cas de panne [3]. Confirmez le mode de votre appareil avant de présumer 0 ms.
  • Une batterie morte prive l’ASI de toute capacité de maintien. L’ASI continue de laisser passer ou de conditionner le réseau, puis laisse tomber la charge à la première coupure. Ce sont les autotests et les vérifications périodiques d’autonomie qui le révèlent.
  • L’énergie stockée reste présente. Les chaînes de batteries d’une ASI restent sous tension même quand l’ASI est arrêtée. Ouvrir une ASI ou une armoire de batteries est un travail de technicien qualifié qui suit la procédure du fabricant et les règles de cadenassage.
  • Retour de tension. Ne branchez jamais un onduleur portatif ou une génératrice sur un circuit du bâtiment sans commutateur de transfert ou dispositif d’interverrouillage. Le même risque de retour de tension justifie la règle d’arrêt des onduleurs solaires [6].
Liste de vérification

Liste de vérification et dossiers à conserver

Avant d’approuver un achat ou une soumission, vérifiez chaque ligne. Si le vendeur ne peut pas répondre, demandez la fiche technique.

Tableau 5. Liste de vérification avant achat et document qui prouve chaque point
VérificationRéponse acceptableDocument à conserver
S’agit-il d’une ASI ou d’un simple onduleur?Redresseur ou chargeur, batterie et onduleur réunis dans un système à transfert automatiqueFiche technique avec schéma fonctionnel
Classe CEI 62040-3VFI-SS-11 (VFI-SS-111 sur les fiches plus anciennes) pour les charges critiques; VI-SS-31 pour les charges tolérantesFiche technique ou déclaration du fabricant
Transfert dans chaque mode normal, y compris le mode écoIndiqué en millisecondes pour chaque modeRéférence de page du manuel
Forme d’onde sur batterieSinusoïde (S) pour les serveurs et l’équipement réseauFiche technique
Puissance réelle et autonomie à votre chargeWatts et minutes tirés du tableau d’autonomie du modèleFeuille de dimensionnement avec la liste des charges
Certification canadienneMarque reconnue selon la CSA C22.2 no 107.3Photo de la plaque signalétique
Plan de remplacement des batteriesDate de remplacement fixée selon la durée de vie publiée et la température de la salleDate d’installation, code de date des batteries, relevé de température
Intégration de l’arrêt automatiqueUSB, carte réseau ou logiciel essayé avec les serveurs protégésRésultat et date de l’essai

Gardez ces documents avec l’historique d’entretien de l’appareil. C’est ce qu’un technicien, un assureur ou un vérificateur demande en premier, et ce que nos visites d’entretien préventif mettent à jour chaque année. Si vous achetez, notre équipe peut revoir une soumission ou dimensionner un appareil par notre service de vente, consultation et installation d’onduleurs; des onduleurs remis à neuf inspectés sont une autre option pour les salles non critiques. Les batteries de remplacement et les ASI neuves sont aussi offertes dans notre boutique, les onduleurs APC chez UPSPLUSBATTERY.

Réponses rapides

Réponses rapides

Un onduleur et un UPS, est-ce la même chose?

Dans l’usage courant au Québec, oui : « onduleur » désigne souvent l’appareil complet. Techniquement, non : l’onduleur convertit le CC en CA, alors que l’ASI (UPS) contient cet onduleur, un redresseur ou chargeur, une batterie et le transfert automatique qui garde la charge alimentée [1][2][3].

Mon onduleur solaire peut-il servir d’ASI?

Pas un onduleur raccordé au réseau : il doit s’arrêter en moins de 2 secondes après une panne [6]. Seul un onduleur hybride avec batterie et sortie de secours déclarée peut alimenter un circuit pendant une coupure, et son temps de basculement décide si les équipements informatiques passent la panne.

Que signifie ASI?

Alimentation sans interruption. La banque de terminologie de l’OQLF privilégie « système d’alimentation sans coupure » et admet notamment « alimentation sans interruption (ASI) »; l’anglais dit « uninterruptible power supply (UPS) » [2].

Un UPS a-t-il toujours un temps de transfert nul?

Seulement une ASI à double conversion en mode en ligne, ou dans un mode de dérivation qui garde l’onduleur en marche. Les ASI hors ligne et interactives, et les ASI à double conversion en mode éco standard, prennent près de 10 ms [3].

Combien de temps dure la batterie d’un onduleur?

APC indique trois à cinq ans pour la plupart de ses batteries VRLA, moins dans une pièce chaude : chaque hausse de 8 °C réduit la durée de vie de moitié [8].

Références

Sources

  1. Office québécois de la langue française, Grand dictionnaire terminologique, « onduleur » (2017). vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca
  2. Office québécois de la langue française, Grand dictionnaire terminologique, « système d’alimentation sans coupure » (2002). vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca
  3. Schneider Electric, livre blanc no 1, « The Different Types of UPS Systems », version 10 (2024), en anglais. download.se.com
  4. CEI 62040-3:2021, Alimentations sans interruption (ASI), partie 3 : Méthode de spécification des performances et exigences d’essai. webstore.iec.ch
  5. Groupe CSA, CSA C22.2 no 107.3:14 (C2024), Uninterruptible power systems (norme binationale avec l’UL 1778). csagroup.org
  6. Hydro-Québec, formulaire 963-4564, « Rapport de vérification des onduleurs de faible puissance visés par la norme E.12-07 » (2025-08). hydroquebec.com
  7. Eaton, livre blanc « UPS Basics », WP153005EN, en anglais. eaton.com
  8. APC by Schneider Electric, FAQ FA158934, « What is the expected life of my APC UPS VRLA battery? », en anglais. se.com

Auteur : Christian Barkley, directeur, GDF Technologies (LinkedIn). Sources vérifiées le 6 octobre 2026. Les marques nommées sur cette page appartiennent à leurs propriétaires.

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